Si vous vous demandez où je suis, ce que je fais, et pourquoi ce blog
n’est pas beaucoup mis à jour depuis trois mois, je vous invite sur
www.lavaliseencarton.fr :j’y raconte
la vie quotidienne d’un volontaire européen au Togo.
KZone reprendra son fonctionnement normal à mon retour du Togo, dans
quatre mois environ. A bientôt !
On a beaucoup
entendu parler de Chrome, le
navigateur de Google, depuis sa sortie en version bêta il y a deux
semaines. Interface sobre, moteur de rendu WebKit, mode incognito… et
la promesse d’une future version multi-plateforme (ou au moins
Windows/Mac/Linux).
Mais pour l’instant, niveau multi-plateforme, c’est le désert. Nada.
Chrome est Open-Source, et peut donc être compilé librement — la version
libre s’appelle Chromium. Chromium
compile et se lance sans problèmes sous Windows, mais ne compile que
quelques binaires de test sous Linux, et quasiment rien sous Mac : tout
le travail de portage reste encore à faire.
Un défi : “porter” Chromium en deux semaines
Et c’est là que
Wine rentre en scène. Wine, c’est ce programme
Open-Source permettant de faire tourner des applications Windows sous
Unix : il permet donc de lancer une application Windows en “.exe” sous
Linux ou Mac OS X. Ce n’est pas un émulateur : il exécute le code natif
du programme, mais en replaçant tous les appels à des fonctions de l’API
Windows par son implémentation propre. Wine est en développement depuis
plus de 15 ans, et fonctionne aujourd’hui assez bien : il fait tourner
entre autres Office, Photoshop, Picasa, et même de nombreux jeux comme
Oblivion ou Half-Life 2.
Dès la sortie de Chrome, pour Windows seulement, les développeurs de
CrossOver (la version commerciale de Wine) se sont demandé s’il serait
possible d’utiliser Wine pour faire tourner Chromium sous Linux ou Mac
OS X. Après quelques jours seulement, et quelques patchs rajoutés à
Wine, Chromium fonctionnait en grande partie, et permettait naviguer sur
Internet. Seul bémol, le support du HTTPS, le protocole sécurisé utilisé
par les sites marchants, les banques, et par de nombreux autres sites
Web. Pour cela, les développeurs de CrossOver ont dû implémenter une
bonne partie des fonctions du fichier “winhttp.dll”, qui contient l’API
Windows relatif aux connections HTTP. Une semaine de plus pour hacker
vite fait une implémentation de base ; et voilà, depuis avant-hier,
Chromium fonctionne totalement sous
Wine.

Tester Chromium sous Linux ou Mac OS X
CrossOver propose de beaux paquetages pour tester Chromium ; on
télécharge les fichiers, on lance tout ça, et, après un petit délai
d’initialisation, la fenêtre de Chromium apparaît. Tout est étonnamment
fluide et fonctionnel — on s’aperçoit à peine qu’en dessous, c’est Wine
qui travaille.
Pour télécharger ces paquetages, rendez vous sur la page CrossOver
Chromium, et
suivez les instructions :)
Le navigateur est décidément plutôt stable — sans doute pas de quoi en
faire son navigateur quotidien, mais cela fonctionne tout de même très
bien.
Une opération médiatique ?
Beaucoup de
commentaires ont été émis sur Internet après cette annonce. Certains se
demandent notamment quel est le besoin d’avoir un navigateur Web de plus
sous Linux — à plus forte raison si les développeurs de Google n’ont pas
encore fait l’effort de faire un vrai portage vers d’autres
systèmes. D’autres enfin se demandent si tant d’efforts investis dans
le développement de Wine ne seraient pas mieux placés dans le portage
natif d’application vers Linux, voire vers le développement
d’applications Linux-only capables de mieux concurrencer en qualité
les applications Windows. Certains dénoncent enfin un coup
médiatique, qui au final n’apporte pas grand chose à Wine ou à la
communauté du Libre.
Il faut voir d’abord que ce “coup médiatique” est profitable sur le long
terme : le travail réalisé par CrossOver pour faire tourner Chromium
va être intégré dans
Wine
prochainement, ce qui profitera bien sûr à Wine sur le long terme.
D’autre part, ce genre de hackathlon fortement publicisé est après
tout un bon moyen de motiver les développeurs, qui s’intéressent alors à
des domaines peu explorés auparavant, ou trouvent une vraie motivation à
déboguer des pans de code qui ne recevraient autrement pas beaucoup
d’attention.
D’autre part, c’est aussi une manière de faire savoir à un large public
que oui, on peut faire tourner la plupart des programmes Windows sous
Linux (ainsi que sous Mac OS X et beaucoup d’autres Unix). Cette
publicité profite bien sûr avant tout à CrossOver, qui édite une
solution commerciale basée sur Wine, mais retombe tout de même un peu
sur Wine lui-même, ainsi que sur Linux en général.
Enfin, je pense que Linux a somme toute besoin de cette compatibilité
avec Windows, même si elle apporte des inconvénients ; je supporte donc
plutôt les initiatives comme Wine ou Mono, qui visent à réaliser cette
compatibilité. Et en attendant, même si vous ne vous servez pas de Wine
au quotidien, c’est toujours l’occasion de tester Chromium
facilement si vous ne disposez pas d’un Windows sous la main :)
L’User-agent, c’est ce bout de texte qu’envoient les navigateurs Web
lors que chaque requête HTTP, pour s’identifier. C’est généralement
assez embrouillé, mais heureusement, WebAIM est là pour nous raconter
pourquoi en rigolant un peu :)
WebAIM Blog - History of the browser user-agent
string
La synchronisation de calendriers
entre Google Calendar et iCal a toujours été un sujet épineux — j’en
avais touché un
mot
dans un billet il y a quelques mois.
Mais joie, depuis quelques jours, Google Calendar propose la
synchronisation des agendas par le protocole
CalDAV, protocole supporté par
iCal ! On peut donc désormais synchoniser ses agendas sans avoir besoin
de logiciel tierce-partie. Une belle page d’explications a été mise en
ligne sur le site de support de Google Calendar, et explique la marche
à suivre pour rajouter des comptes CalDAV à
iChat.

A noter toutefois quelques limitations : du côté d’iCal, on ne peut
accéder qu’à un agenda par compte CalDAV — il faut donc rajouter un
compte par agenda à synchroniser ; de plus, un nombre réduit
d’événements de l’agenda Google peuvent ne pas s’afficher correctement
dans iCal. Et du côté de Google, certaines fonctionnalités sont encore
manquantes, comme la synchronisation des tâches, des notifications, ou
la création de nouveaux agendas depuis iCal. Paraît-il que l’on y
travaille, chez Google comme chez Apple.
Cela dit, même si la simplicité et les fonctionnalités ne sont pas
encore au rendez-vous, ce système est une excellent alternative gratuite
aux logiciels du type SpanningSync. And
there was much rejoicing.
Source :
MacGeneration
Vous
connaissez sans doute, ne serait-ce que pour l’avoir déjà vu sur un Mac,
l’économiseur d’écran Flurry. Cette animation légère et superbe qui
remplit votre écran d’arabesques fluides et colorées a une longue
histoire : initialement écrit pour Mac par Calum
Robinson, puis porté sous
Windows par Matt Ginzton, il est
maintenu depuis quelques années par Julien
Templier. Il n’avait toutefois pas connu de
nouvelle version depuis plusieurs années.
Mais aujourd’hui, behold ! Julien annonce la sortie de Flurry
1.3. Au menu
des nouveautés :
- Support du multi-écran: il est désormais possible d’assigner un
Flurry différent à chaque écran
- Flurry Editor : un éditeur de templates pour vos Flurry
- Quelques corrections de bogues et options supplémentaires
Le multi-écran, c’est une bonne nouvelle, qui permettra de plus avoir un
Flurry s’étendant bizarrement sur plusieurs écrans. Mais la grande
nouvelle, c’est l’éditeur de templates : il est maintenant possible de
paramétrer chaque aspect de ses Flurry : nombre de faisceaux, cycle des
couleurs, vitesse, intensité, et j’en passe. On peut également exporter
ses templates, et les partager avec d’autres.
A vrai dire, j’ai toujours trouvé que la version Windows de Flurry
produisait des arabesques un peu moins élégantes que la version Mac —
bien que les deux versions partagent le même moteur. Ceci étant
manifestement dû à une configuration légèrement différente d’une version
à l’autre, j’avais même jeté un coup œil aux sources, pour voir s’il
n’était pas possible de tweaker un peu tout cela (la réponse était en
gros “oui, mais pas facilement”). Donc joie, je vais maintenant pouvoir
bricoler les paramètres pour produire un résultat aussi impressionnant
que sur Mac :)
Vous pouvez télécharger la dernière version de Flurry sur la page
Wincustomize de
Julien.
Have fun !