
Google lance un nouveau service, Google SpreadSheets, un tableur en
ligne. Il vise le grand public et les personnes ayant besoin des
fonctionnalités basiques, mais se focalise particulièrement sur l’aspect
“échange”. Les accès à la bêta sont limités, pour ne pas saturer les
serveurs ; voici donc un test complet de cette nouvelle application
Google.
Accès à l’application
Pour ne pas saturer ses serveurs, Google a mis en place une liste
d’attente : on inscrit son adresse courriel, et une invitation est
envoyée quelques temps après. Lors de ce test le processus a été
relativement rapide, il m’a fallu environ 3 heures pour recevoir mon
invitation.Une fois l’accès activé, on peut se rendre sur
http://spreadsheets.google.com, et accéder au tableur.
Premières impressions
Comme dans beaucoup de produits Google, la première impression produite
est « propre et net ». L’interface est sobre, avec les tons bleu
pastel caractéristiques de Google ; on sent un effort de simplicité.

Le comportement n’est pas dépaysant : ce tableur fonctionne
intuitivement, comme on s’y attend. Les cellules s’éditent en cliquant
dessus ; on peut redimensionner les lignes et les colonnes, ou en
ajouter, ainsi que modifier la mise en forme du texte de manière assez
complète. La fonction “Surligner”, qui rappelle celle de la barre
d’outils Google, se révèle assez pratique pour mettre en valeur
certaines données. Les fonctions couper/copier/coller fonctionnent elles
aussi remarquablement bien à l’aide des raccourcis claviers. On regrette
en revanche de ne pas pouvoir déplacer des cellules par glisser/déposer.
Fonctionnalités
Un autre onglet permet d’accéder aux fonctions de tri. Elles sont
efficaces mais succintes : on peut trier le tableau par ordre
alphabétique ou inverse, en gelant certaines lignes pour qu’elles ne
soient pas prises en compte. Le tri ne fonctionne pour l’instant pas
avec des chiffres, ce qui est assez dommage.

Le dernier onglet est celui des formules, indispensables dans tout bon
tableur qui se respecte. Ici, pas d’assistant de créations de formules
comme dans Office, il faut déjà connaître la syntaxe à employer. Les
formules les plus courantes sont accessibles depuis la barre d’outils,
et un pop-up permet de choisir une formule dans la liste complète, dont
la taille est assez impressionante. Une fois la formule entrée, elle
fonctionne comme on s’y attend, et se copie/colle dans d’autres cellules
sans problèmes.

Echange
Un des aspects importants de Google SpreadSheets est la notion
d’échange, qui mêle le travail en commun et l’échange à proprement
parler. Chaque feuille peut être éditée par 10 personnes simultanément,
en conservant une cohérence dans les modifications. Un bouton permet de
faire apparaître une fenêtre de chat sur la droite de la page, on peut
donc communiquer facilement avec les personnes en train d’éditer le même
document que nous.
On imagine assez bien l’utilité de ce système lors de travail
collaboratif à distance ; Office tente déjà de s’imposer sur ce créneau,
mais le système proposé par Google semble plus simple et plus intuitif
que les outils proposés par Office - tout en étant sans doute plus
limité.
Sauvegarde et téléchargement
Les feuilles sont automatiquement sauvegardées sur les serveurs de
Google ; on peut également choisir d’exporter son travail au format
Exel, CSV ou encore Html. Les feuilles téléchargées s’ouvrent
impeccablement dans Exel ou OpenOffice, sans problème de compatibilité.
On peut également importer des feuilles Excel dans Google SpreadSheets,
et cela fonctionne plutôt bien. Cela permet donc de commencer un travail
collaboratif sur un document déjà existant.

Conclusion
Google SpreadSheets est très récent, et ne dispose pour l’instant que
des fonctionnalités de base d’un tableur. Elles sont en revanche
disposées dans une interface claire et intuitive, qui les rendent
agréables à utiliser. L’aspect collaboratif est innovant et efficace ;
et la compatibilité avec Excel, à l’importation comme à la sauvegarde,
est très appréciée.
Bref, un bon produit de Google, qui va sans doute s’enrichir au cours
des semaines à venir. Google SpreadSheets vise clairement à concurencer
Office sur le terrain du grand public, en proposant des outils
innovants… La bataille Google/Microsoft est loin d’être terminée.
AjaxAmp est un plugin Winamp qui permet de le controller à distance, via
une interface Web utilisant intensivement Ajax. Pour faire bref, vous
tapez une adresse dans votre navigateur, et l’interface de Winamp
apparaît dans la page Web, avec le lecteur, la playlist et la
médiathèque. AjaxAmp permet également de streamer la musique vers un
autre ordinateur équipé de ce plugin, ou même d’écouter sa musique sur
n’importe quel lecteur à distance. Assez bluffant.
AjaxAMP v3.0
PCWorld nous présente sa liste des pires logiciels/matériels de tous les
temps, c’est à dire depuis le début de sa parution, il y a près de 25
ans. Et devinez qui est en tête ;) Beaucoup de
classiques, mais aussi quelques produits oubliés ; amusant.
PCWorld.com - The 25 Worst Tech Products of All
Time
Dans le cadre d’un projet en C#, j’avais à lire des données dans un
buffer n fois par secondes - rien de plus classique. Je me suis
cependant rendu compte que cela nécessitait des Timers assez précis : si
l’on perd ne serait-ce que 10 millisecondes par seconde à cause
d’imprécisions du timer, le système devient rapidement impossible à
gérer.
Or les différents types de Timers du .NET Framework ne fournissent
qu’une précision maximale d’environ 20ms - et encore, cela dépend
fortement du système hôte. C’est largement insuffisant pour de
nombreuses applications où la gestion du temps est critique… Comment
alors peut-on faire pour obtenir des ticks parfaitement réguliers ?
Il faut pour cela utiliser des Timers Multimédia. On désigne
généralement sous ce nom les Timers faisant appel à des fonctions Win32
particulière, produisant des ticks très précis, mais assez couteux en
temps processeur. Il n’existe hélas pas de Timer Multimédia dans le .NET
Framework… On peut cependant faire une surcouche .NET à ces APIs, et
ainsi utiliser des timers précis dans .NET. C’est ce que Leslie Sanford
a fait, et cela fonctionne parfaitement.
L’inconvénient de ces Timers est bien sûr la non-portabilité, car ils
marshallent directement les APIs Win32. Il est donc exclu de les faire
fontionner sous PocketPC, SmartPhone, bref sous tout système
non-Windows. Il doit y avoir moyen de les porter sous Linux, mais ce
serait sans doute compliqué.
En tout cas cet article de Leslie Sanford est très instructif, et permet
enfin d’avoir une synchronisation du temps correcte en C#.
The Multimedia Timer for the .NET Framework - The Code
Project
En utilisant un excellent tutoriel sur les Image
Map de Stu
Nicholls, dont j’ai déjà parlé dans ces
colonnes,
j’ai implémenté un site composé uniquement d’images et de zones
réactives sur celles-ci, avec apparition de texte au survol, le tout en
pur XHTML/CSS. Le tutoriel permet de ne pas se perdre et d’être sûr de
fonctionner sous Internet Explorer.
Mais un autre point du cahier des charges était l’apparition de blocs de
texte lors du clic, en plus du survol. Une solution est de faire un
lien vers une page quasiment identique, mais comportant le bloc de
texte ; ce n’est pas très élégant. J’ai donc utilisé les pseudo-classes
CSS :active et :focus sur les zones réactives pour faire apparaître
les zones de texte lorsque que les liens ont le focus - c’est à dire
qu’ils ont été cliqués ou activé. La contrainte sur le XHTML est que
tout le contenu texte du bloc à faire apparaître doit être contenu dans
le lien réactif, il faut donc n’utiliser que des éléments inline. Mais
au final, l’effet obtenu est assez réussi, le code élégant et surtout
léger.
Quelques problèmes rencontrés néanmoins : les utilisateurs d’Opéra
doivent maintenir le bouton de la souris appuyé pour voir le texte, à
cause d’une bizarrerie de comportement de ce navigateur qui prend très
mal en compte les liens actifs ; à noter également que les navigateurs
Gecko 1.7 (comme Firefox 1.0*) n’affichent pas le texte lorsque l’on
clique sur le texte de la zone réactive, il faut cliquer dans la zone
mais pas sur le texte - ceci a été résolu dans Gecko 1.8 (et donc
Firefox 1.5*). Tous ces comportements étranges peuvent sans doute être
corrigés à l’aide d’un brin de Javascript non-obtrusif. Edit: C’est
même un peu plus qu’un brin, mais le Javascript a été rajouté ; il
dégrade sur la version “full CSS” si JS n’est pas activé.
Vous pouvez regarder le produit fini sur
pourquoitucours.fr. Je requiers
néanmoins votre indulgence car le site a été réalisé en très, très peu
de temps ;)
Edit: Le site a depuis été remplacé par une autre version, réalisée
par un autre développeur. Le lien donné n’a plus rien à voir avec moi,
donc.